Dim. 4/03: GAM « CHANSONS ET MUSIQUES DE LUTTES ET D’AMOURS 1973-2018 »

 

  • 16h00 Ouverture des portes, accueil
  • 17h00 concert (8€)
    suivi d’un repas pour ceux qui désirent.

Sans le GAM, la chanson francophone belge ne serait pas tout à fait pareille. On peut d’ailleurs en dire autant de l’histoire sociale belge. GAM n’est pas un groupe comme un autre. Si ce sont d’excellents musiciens, ce sont aussi – et sans doute surtout – des individus, hommes et femmes, profondément engagés et inscrits dans leur réalité sociale et économique de la fin du 20e siècle et de ce début de 21e siècle.

Une fameuse bande de musiciens d’abord :

Michel Gilbert, dit « Roudoudou« , compositeur et auteur de nombreux morceaux, voix, guitare et bouzouki ;
Jacqueline Rosenfeld, composition, voix, violon, flûte, alto ;
Karine La Meir, composition, voix, violon alto, contrebasse, guitare, banjo ;
Martine Collin, voix, guitare à un doigt, contrebasse à deux doigts ;
(John Dobrynine, composition, guitare, banjo, flûte, clarinette, orgue) ;
Jean-Claude Salémi, composition, guitare… et illustrations !

Dans les années 1970, il ne se passait pas un combat social en Belgique – mais aussi à Chooz, en France – sans que le GAM ne vienne pointer ses instruments et ses chansons. Pour faire la fête, mais aussi pour clamer bien haut qu’il ne faut pas se laisser faire, qu’on est tous solidaires et que c’est en s’exprimant ensemble qu’on referra le monde. Ambitieux, oui. Mais ils ont bien raison : une bonne chanson qui dit clairement les choses fait parfois avancer autant les combats qu’une grève bien sèche. Quand on associe les deux, c’est encore mieux !

(extrait du site de François-Marie Gerard)

 Voilà donc quatre ans que le chemin des chansons nous emmène d’une lutte à l’autre, nous lance et nous relance toujours vers de nouveaux enjeux et de nouveaux visages ; entre ceux qui gardent au cœur les espoirs de 68,et ceux qui n’accepteront jamais les défaites de 60-61,entre ceux qui se découvrent aujourd’hui des révoltes inattendues et ceux qui n’ont déjà plus le choix, ceux qui d’Anvers à Charleroi et de Liège au Borinage refusent de se soumettre aux fatalités qu’on nous impose, aux peurs semées parmi nous .

Nous ne sommes pas des professionnels, ni de la musique, ni de la politique. Tout se fait après le travail et les enfants, avec le temps qui reste.

Nous n’appartenons à aucune organisation dont nous serions tenus de défendre ou d’appliquer les vues. Souvent nous ne sommes pas d’accord entre nous. Mais ce qui nous unit et nous anime, ce sont tous les combats que nous avons vus ensemble, auxquels nous avons pu participer et que nous voulons prolonger, rapprocher et comprendre ; Ce sont tous ceux qui les mènent, amis sûrs même s’ils sont lointains, qu’ils appartiennent ou non à tel ou tel groupe, à l’un ou l’autre syndicat.

Voilà notre parti, parti multiple et sans directives, mais dont les liens souples, mobiles, et désirés se sont révélés solides.

Á une époque où tant de libérateurs deviennent si vite des oppresseurs, où on écrase la liberté au nom du socialisme, le socialisme au nom de la liberté, il est difficile de se réunir autour des mots.

Nous apprenons lentement à dire ce que nous voulons. Nous avons avancé pas à pas, en gardant le souci de renvoyer à des évènements vrais ; nous y avons appris qu’on ne peut le faire sans risque d’erreurs, sans partage d’illusions.

Ce qui compte, c’est d’être solidaire de son temps, d’y aller voir jour après jour.

LE GAM

 

 

La chanson « Allez les gars » est un morceau composé spécialement pour être chanté face aux CRS et gendarmes mobiles… et il a souvent été chanté ! Le début, sereinement, la fin du morceau, souvent dans un nuage de gaz lacrymogène… »

  • 16h00 Ouverture des portes, accueil
  • 17h00 concert
    suivi d’un repas pour ceux qui désirent.